Dans la publicité, les inégalités restent une réalité brute.
Malgré les lois, les accords et les coups de coms, près de 31 % des femmes ont déjà subi du harcèlement sexuel, illustrant un système qui invisibilise leur travail et tolère le sexisme.
En 2023, l’écart salarial moyen dans le privé frôlait encore les 22 %. Missions valorisées et primes restent l’apanage des hommes, tandis que les métiers dits « féminisés » sont dévalorisés. Ce n’est pas une fatalité, mais un choix d’organisation qui profite de la ségrégation professionnelle.
Loin de libérer les femmes, le télétravail a souvent aggravé leur charge mentale. Selon la Dares et le HCE, les femmes à domicile assument l’essentiel des tâches domestiques. Résultat : un isolement croissant, des promotions plus rares et des carrières qui stagnent à distance.
Séniors : À partir de 55 ans, les femmes subissent la double peine de l’âge et du genre. Elles sont trois fois plus nombreuses que les hommes à être poussées vers le temps partiel, limitant leur accès aux décisions stratégiques malgré leur expertise.
Aidantes : 60 % des aidants sont des femmes. 43 % d’entre elles ont dû interrompre leur carrière pour s’occuper d’un proche. Aider ne devrait jamais coûter une carrière.
Une femme sur trois est victime de harcèlement sexuel au travail. Pourtant, l’impunité persiste faute de dispositifs de signalement efficaces. Ce que nous constatons, celles qui parlent sortent, ceux qui font subir restent. Il est urgent de protéger réellement les signalements et les environnements de travail.