Si les directions mettent en avant des labels « handi-friendly », les accords handicap en entreprise se limitent trop souvent, dans la pratique, à de simples opérations de communication. Ce décalage entre l’affichage institutionnel et la réalité du terrain empêche une transformation durable et inclusive en entreprise.

Le bilan est sans appel : après trois ans d’accords, le seuil légal de 6 % d’emploi est rarement atteint, et le suivi des carrières, des salaires ou des formations reste opaque.

Ce qu’il nous manque ? Une obligation d’accès aux données chiffrées assortie de pénalités financières, pour vérifier l’application réelle des engagements.

Face à ces stratégies d’image, seule la mobilisation des salarié·es, des syndicats et des militant·es permet d’obtenir des avancées concrètes. C’est par cet engagement collectif que les questions d’accessibilité et de non-discrimination deviendront des actes plutôt que de simples intentions.