De chaînes de télévision en radios, de maisons d’édition en salles de cinéma, de magazines en réseaux de distribution, l’empire médiatique et culturel de Vincent Bolloré continue de s’étendre. Derrière cette concentration sans précédent se dessine une stratégie politique assumée : mettre les médias, l’édition et la culture au service d’une croisade réactionnaire et d’extrême droite. Après CNews, Europe 1, le JDD, Fayard, Grasset, Prisma Media ou Relay, c’est désormais UGC qui va passer progressivement sous son contrôle.

Partout, le même scénario se répète : pressions éditoriales, évictions de journalistes ou de dirigeant·es jugé·es trop indépendants, mise au pas des rédactions, banalisation des discours racistes et réactionnaires. Dans le cinéma comme dans les médias, celles et ceux qui dénoncent cette emprise sont désormais menacé·es d’exclusion ou de blacklistage. Quand un groupe contrôle à la fois le financement, la production, la diffusion et la distribution des œuvres, c’est la liberté de création, l’information pluraliste et le débat démocratique qui sont directement attaqués.

Face à cette concentration toxique, il est urgent de défendre l’indépendance des médias, la diversité culturelle et les droits des salarié·es de l’information, de l’édition et de la culture. Refuser l’empire Bolloré, ce n’est pas seulement dénoncer un milliardaire : c’est combattre un projet idéologique qui cherche à imposer son hégémonie culturelle et politique sur toute la société.