La réunion du 9 juin a débuté par des désaccords autour de l’élaboration de l’ordre du jour, plusieurs questions transmises par Info’Com-CGT ayant été modifiées ou incomplètement reprises. Les élu·es ont néanmoins joué pleinement leur rôle …et se sont mobilisé·es tout au long de la réunion pour porter vos préoccupations et interpeller la direction sur les sujets qui vous concernent directement.
Une baisse de 13 % de la masse salariale n’a pas été présentée spontanément par la direction : c’est en croisant les procès-verbaux de l’ancien mandat et le rapport d’analyse 2025 transmis il y a quelques semaines que nous avons pu l’identifier et la porter en réunion. Cette baisse s’accompagne d’une hausse de l’externalisation et de l’offshorisation, avec peu de visibilité sur les conséquences réelles pour les salarié·es. Nous avons alerté sur les risques pour l’emploi, les conditions de travail et la charge pesant sur les équipes internes. Si la direction présente ces orientations comme une contrainte imposée par le groupe, nous rappelons qu’elles résultent de choix stratégiques qui ont des effets concrets sur chacun·e d’entre vous.
Un consultant externe intervient actuellement pour analyser l’organisation de la postproduction. Des salarié·es ont été sollicité·es sans qu’un cadre clair leur ait été présenté au préalable. Nous avons demandé à la direction de mieux définir et communiquer le périmètre de cette mission. Elle a indiqué qu’un diagnostic sera suivi de recommandations, sans remise en cause individuelle. Nous resterons vigilant·es sur les suites.
Nous avons demandé à la direction des éléments précis sur la situation des salarié·es intermittent·es : leur statut, leur ancienneté, et leurs droits, notamment l’accès aux activités sociales et culturelles. À ce jour, aucune donnée consolidée ne nous a été transmise. La direction a indiqué que ces éléments seraient présentés ultérieurement. Nous resterons attentif·ves à ce que cette catégorie de salarié·es bénéficie d’une visibilité claire sur ses droits.
Des inquiétudes ont été exprimées par des salarié·es concernant la présence d’amiante sur le site. La direction a confirmé que des expertises ont eu lieu et que des procédures adaptées ont été mises en œuvre au niveau de certains joints de fenêtres. Nous avons demandé qu’une communication plus claire et plus transparente soit diffusée auprès des équipes pour dissiper les inquiétudes légitimes.
Nous avons rappelé que les outils de suivi de l’activité ne doivent pas conduire à un contrôle disproportionné. Toute collecte de données doit être transparente, proportionnée et répondre à un objectif clair. Nous demandons à être régulièrement informé·es des usages effectués et des garanties mises en place pour préserver vos droits.
L’ouverture des négociations obligatoires sur les salaires a été actée. Nous avons rappelé que les augmentations individuelles ne sauraient remplacer une véritable négociation collective. Une première réunion est fixée au 8 juillet 2026. Nous y serons présent·es et mobilisé·es pour défendre vos intérêts.
Le dispositif d’intéressement est conditionné à des seuils de croissance en France et dans le monde. En l’absence de ces résultats, aucun versement n’est effectué. Nous avons souligné le caractère incertain et peu lisible de ce mécanisme pour les salarié·es, dont le montant dépend de critères externes à leur travail direct.
Plusieurs salarié·es ont subi des difficultés administratives liées au traitement de leur dossier par la CPAM, pouvant entraîner une suspension du maintien de salaire. Nous avons souligné l’importance d’un accompagnement renforcé pour éviter que ces dysfonctionnements n’aient des répercussions sur votre rémunération, et alerté sur les délais parfois très longs constatés dans le traitement des dossiers. La direction a indiqué qu’elle veillerait à un meilleur suivi des dossiers.
Les négociations sur l’accord télétravail au sein du groupe Publicis ont débuté le 11 juin 2026. Nous suivons l’avancée de ces discussions et vous tiendrons informé·es des évolutions.
La directive européenne sur la transparence des rémunérations aurait dû être transposée en droit français avant le 7 juin 2026. Elle ne l’est toujours pas. Ce texte prévoit notamment l’information sur les salaires dès le recrutement et le renforcement de la lutte contre les écarts femmes-hommes. Nous suivons ce dossier de près.