En Iran, des milliers de femmes et d’hommes se mobilisent pour leurs droits, leur dignité et des conditions de vie décentes. La réponse du régime est d’une violence extrême : tirs à balles réelles, arrestations massives, disparitions forcées, coupures d’Internet visant à étouffer toute information indépendante. Le bilan humain est considérable, au moins 3 428 morts et 10 000 arrestations, selon les chiffres annoncés, ce mercredi, par l’organisation non gouvernementale Iran Human Rights.

Étudiant·es, soignant·es, minorités – notamment kurdes – artistes, travailleuses et travailleurs en général : c’est toute une génération qui est ciblée. La peine de mort est utilisée comme un instrument de terreur, avec une multiplication des exécutions à l’issue de procédures expéditives. Ces violences révèlent un pouvoir aux abois, déterminé à écraser un mouvement populaire profondément enraciné. D’un autre côté, les forces impérialistes américaines ou européennes rêvent de placer leurs pions, et de restaurer la monarchie dictatoriale renversée en 1979 par les mollahs en faisant appel à Reza Pahlavi, l’héritier du shah. Cette tentation, soyons-en persuadé·es, se heurterait au même rejet populaire.

C’est au contraire d’une indispensable solidarité internationale que le peuple iranien a besoin. Les luttes pour la justice sociale, les droits et la liberté dépassent les frontières. Ni shah, ni mollah !