Le télétravail, ça se défend !
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Depuis 6 ans, le télétravail fait partie du quotidien des salarié·es de Publicis.
Deux jours par semaine pour beaucoup d’entre nous, ce n’est pas un « avantage », encore moins un privilège : c’est une organisation du travail qui a fait ses preuves.
Derrière les discours sur la « performance », « l’engagement collectif » ou « la culture d’entreprise », une réalité apparaît : la direction veut reprendre la main sur nos conditions de travail et imposer ses choix.
Pour les salarié·es, le télétravail signifie :
Certain·es salarié·es parcourent jusqu’à 2 h 30 de trajet par jour.
Une journée de télétravail en moins, c’est du temps de vie supprimé.
Ce n’est pas théorique : c’est une réalité quotidienne.
Réduire le télétravail, c’est aussi faire payer les salarié·es.
Une journée supplémentaire sur site peut représenter :
Dans un contexte d’inflation et de stagnation des salaires, chaque euro compte.
La direction ne peut pas demander toujours plus de présence sans regarder l’impact concret sur le portefeuille des salarié·es.
Depuis plusieurs années, les équipes ont démontré qu’elles savaient travailler efficacement à distance.
Le télétravail repose sur une idée simple : évaluer les salarié·es sur leurs résultats, pas sur le nombre de jours passés derrière un bureau.
Un salarié qui gagne du temps, dort mieux, subit moins de stress et travaille dans de meilleures conditions est un salarié plus disponible, plus motivé et plus efficace.
Le problème, c’est une vision dépassée du management basée sur le contrôle plutôt que sur la confiance.
Le télétravail bénéficie :
Moins de déplacements, moins d’embouteillages, moins de pollution.
À l’heure où toutes les entreprises communiquent sur leur responsabilité sociale et environnementale, réduire le télétravail serait un véritable retour en arrière.
Le télétravail n’est pas une faveur accordée par la direction.
C’est une organisation collective du travail construite depuis plusieurs années.
La négociation aurait dû servir à améliorer les conditions de travail, pas à organiser leur recul.
Nous refusons :
Info’Com-CGT revendique :
La direction doit comprendre une chose : les salarié·es ne veulent pas revenir en arrière.
Le télétravail n’est pas un cadeau.
Ensemble, faisons respecter nos conditions de travail.