Mobilisation de soutien à Hadama Traoré (LREEM)

Partager cette page

Le mouvement LREEM est victime d’abus de pouvoir de la part du préfet de la Seine Saint Denis pour leurs actions citoyennes.

Hadama Traoré co-fondateur du mouvement LREEM a été révoqué de sa fonction de responsable d’antenne jeunesse de la ville d’Aulnay sous bois.

Venez nombreux le lundi 15 janvier 2018 de 10h à 16h, devant la préfecture de de Bobigny.

  • Structure gonflable,
  • Stand d’information,
  • Stand de vente de teshert,
  • Temps de discussion,
  • Stand de nourriture (prix libre).

L’objectif de cette mobilisation est de discuter, apprendre à ce connaître et manifester notre mécontentement face aux abus de pouvoir dans la joie et la bonne humeur.

www.google.fr/amp/m.leparisien.fr/amp/seine-saint-denis-93/aulnay-le-fondateur-de-la-revolution-est-en-marche-porte-plainte-contre-le-prefet-22-12-2017-7467612.php

Photo des commerçants du Galion victime de discrimination raciale
www.politis.fr/articles/2017/10/a-la-cite-des-3-000-des-habitants-craignent-une-epuration-sociale-37838/

Révoqué pour des actions citoyennes

Le préfet de la Seine saint Denis (93) a demandé la tête de Mr Hadama TRAORÉ co-fondateur du mouvement LREEM
www.google.fr/amp/m.leparisien.fr/amp/seine-saint-denis-93/aulnay-le-fondateur-de-la-revolution-est-en-marche-porte-plainte-contre-le-prefet-22-12-2017-7467612.php

Le savoir est une ARME. La révocation :

La révocation d’un fonctionnaire relève du droit public alors que le licenciement d’un salarié relève du droit privé et des articles L1232 et suivants du code du travail.

La révocation est la sanction professionnelle des fonctionnaires qui réprime les fautes professionnelle les plus graves de ces derniers.

L’article 89 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 en fait d’ailleurs une sanction disciplinaire du quatrième groupe, c’est à dire le dernier dans l’échelle des sanctions définies par l’administration publique.

Elle s’apparente donc à un licenciement.

Mais les conséquences d’une révocation peuvent être plus dramatiques que celles d’un licenciement.

En effet, le fonctionnaire révoqué perd la qualité de fonctionnaire à vie.

En d’autres termes, il est renvoyé de la fonction publique sans pouvoir espérer y retrouver un emploi par la suite.

En effet, un salarié licencié pour faute peut tout à fait être embauché à nouveau dans le secteur privé, dans une autre entreprise, ou de tenter sa chance dans le secteur public s’il le souhaite.

Ce choix n’est cependant pas permis au fonctionnaire révoqué.

Pour cette raison, les conséquences d’une révocation sont plus graves que ne le sont celles d’un simple licenciement pour faute grave ou faute lourde, surtout pour des personnes qui n’ont eu pas d’autres expériences professionnelles ailleurs que dans le public.

Le 15 janvier 2018 mobilisation devant la préfecture de Bobigny

Voici la lettre envoyé à Macron

A l’attention de Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Président de la République

Je me permets de vous adresser cette lettre pour vous parler de la République que désormais vous présidez après avoir été choisi par les Français en mai dernier. Avant de vous exposer mon expérience, mes engagements, le fond de ma pensée et finalement ce qui motive cette missive, il est important que vous sachiez qui je suis. Je m’appelle Hadama Traoré, j’ai 32 ans. Je suis né à Aulnay sous Bois et j’ai grandi dans une de ces nombreuses cités déshéritées de la banlieue nord de Paris. La mienne s’appelle les 3000. Vous ne connaissez probablement pas car personne ne vient ici s’il n’y est pas né. C’est un territoire maudit. Mes parents, immigrés maliens, y ont élevé leurs sept enfants et ont travaillé dur, l’un comme éboueur, l’autre comme femme de ménage. Leur histoire personnelle, celle de l’immigration, a voulu que je naisse en France au sein de cette République. Me voilà donc français. Comme vous. Ni plus, ni moins. Je le revendique haut et fort. J’accepte les devoirs que cela implique mais défends aussi les droits que cela m’octroie.

Avant de lire la suite de cette lettre, je vous prie d’oublier pendant quelques minutes vos préjugés sur les banlieues, les idées reçues qu’on colporte à l’envi sur nous autres qui y vivons, les récits des médias qui font leurs choux gras de notre pauvreté, les discours des politiques qui, à de rares exceptions, nous utilisent et nous instrumentalisent au lieu de nous servir comme ils le feraient avec des citoyens ordinaires. Oubliez, je vous en conjure, ce que l’inconscient collectif de notre pays a fait de nous, la façon dont il nous tient exclus de la collectivité, de notre destin commun, de la nation.

Notre destin, c’est la république, cette chose publique donc commune. Je n’ai pas suivi de cours de latin à l ‘école de la cité des 3000 mais je crois avoir appris depuis, que la république se définit ainsi. Et bien, voyez-vous Monsieur le Président, notre République dont vous êtes le personnage le plus important, cette République qui se définit sur des valeurs si belles et si généreuses, cette République ne tourne pas rond. Elle va même à vau-l’eau, et si l’on n’y prend garde, elle risque d’aller droit dans le mur. Sa réalité est loin des principes qui la fondent, loin de ce qu’elle entend être. Entre le fantasme de cette République auquel d’aucuns se rattachent comme on s’agrippe à un rêve ou à sa jeunesse perdue, et sa réalité, il y a un gouffre. Et c’est de cela dont je souhaite vous entretenir. Il me semble qu’en votre qualité de Président, cela peut vous intéresser. A vrai dire et avec tout le respect que je vous dois, cela DOIT vous intéresser.

Depuis le début de l’année 2017, j’anime un mouvement citoyen qui s’appelle « La Révolution est en marche ». Je devine un sourire sur vos lèvres à la lecture de ce nom. Au risque de vous décevoir, sachez que la proximité sémantique de ce mouvement et de celui qui vous a porté au pouvoir, est le pur fruit du hasard. De nombreux amis m’en ont fait la remarque à l’époque, me conseillant de changer le nom ; mais j’ai tenu à garder l’idée de départ. Sans doute partageons-nous la même envie d’aller de l’avant. Toutefois, il ne vous aura pas échappé que la différence entre notre mouvement et le vôtre tient en un mot et ce mot est « révolution ». Cette révolution nous la menons chaque jour. Ce n’est pas une révolution violente. La violence est déjà dans notre quotidien et ne nous souhaitons pas en rajouter. Ce n’est pas une révolution idéologique. L’idéologie est une coquetterie intellectuelle lorsqu’on se bat continuellement pour la reconnaissance de ses droits et pour sa dignité. Ce n’est pas une révolution qui entend bouleverser les institutions. La France républicaine et laïque nous va à merveille. Notre combat consiste à faire la révolution dans les esprits et c’est ce qu’il y a de plus dur. Tout d’abord, changer les esprits de ceux qui tiennent les rênes des institutions, des administrations et qui ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités. Ils confondent souvent exercice et jouissance du pouvoir. Ainsi, ils pervertissent ou trahissent au quotidien nos valeurs chéries au nom de leur intérêt personnel, de leur ambition, de leurs privilèges. Ensuite, il faut changer les esprits de ceux qui subissent en silence une situation qui les a déclassés, qui a fait d’eux des citoyens de second rang et qui acceptent bon an mal an, cet état de fait. Pour dire les choses autrement, quand les médias et l’opinion paresseuse se focalisent sur une minorité délinquante qui fait notre mauvaise réputation, nous entendons réveiller la majorité résignée, à savoir les autres, leurs voisins ceux qui sont soumis et dociles. Cette foule bigarrée et anonyme qui accepte d’être parquée dans des territoires toujours plus isolés, qui ne connaît trop souvent ni ses droits ni ses devoirs. Celle qui essaie d’élever tant bien que mal des familles, de joindre les deux bouts et de se prouver tous les jours que les parents ont eu raison de choisir la voie de l’immigration. Les silencieux sont toujours inaudibles dans une société. Leur parole est couverte par les grandes gueules qui sont légion. Notre action consiste justement à porter cette parole, à créer du lien, les circonstances d’un vrai vivre ensemble et de protéger le faible contre le fort. Bref, notre révolution n’entend pas couper des têtes mais plutôt en faire se redresser.

Concrètement cette action s’inscrit dans le quotidien, dans les petites choses de tous les jours, celles qui changent ou pourrissent la vie : l’emplacement d’un marché, l’accès au travail d’un handicapé, la réouverture d’une piscine, les relations entre les bailleurs sociaux et les locataires du parc HLM. Etc.

Notre mouvement s’est fait connaître de certains médias au moment de l’affaire Théo. Le jeune Théo qui fut agressé par des policiers de notre République est originaire d’Aulnay sous Bois, de la cité des 3000. Ce drame a traumatisé notre ville, le quartier, les habitants, les parents, les mères, les copains, les frères, les pairs. Les enfants. Au moment des faits, j’ai souhaité immédiatement, en réaction à cet acte de barbarie, que notre mouvement organise des rencontres entre la population et des policiers. Notre objectif était clair. Alors que des policiers venaient de se comporter de la pire des façons et surtout de manière inacceptable compte-tenu de leur rôle et de ce qu’ils représentent, nous souhaitions qu’aucun raccourci ne fût fait et que les habitants ne missent pas tous les policiers dans le même sac. Lorsqu’on refuse les amalgames pour les jeunes de banlieue ou ce qu’on appelle communément les minorités visibles, on se doit intellectuellement de refuser ceux qui voudraient que les policiers, sans distinction, fussent tous catalogués de « salauds ». Contrairement à ce qu’on pourrait croire, dans la France de 2017 vouloir mettre pacifiquement autour d’une même table des habitants de banlieue et des policiers, n’est pas chose facile et les résistances ne viennent pas forcément d’où l’on pense. Les réticences pour ne pas dire les oppositions à la fois virulentes et démesurées vinrent des institutions policières qu’elles soient municipales ou nationales et de la mairie. Au sein de la police, certains syndicats très puissants comme Alliance prospèrent sur l’antagonisme entre les forces de l’ordre et les jeunes de banlieue. Ils prospèrent sur l’image d’une banlieue ingérable, violente que seule la répression pourrait mater. Ils ne semblaient pas voir d’un bon œil ces débats qui prônaient le dialogue, l’intelligence, la réconciliation et le vivre ensemble. Il est peu de dire qu’ils ont mis les bâtons dans les roues refusant de voir en quoi l’affaire Théo posait un problème. Heureusement, certains policiers, que je me permettrai de qualifier de plus dignes de la charge qu’on leur a confiée, ont accepté le défi et sont venus à la rencontre des populations pour des échanges qui furent, de l’avis de tous, riches et positifs. Quant aux élus locaux, ils prennent toute initiative citoyenne comme une concurrence ou une ingérence dans leur pré-carré politique. S’occuper de la cité (au sens ancien du terme) notamment quand on vient des cités (au sens moderne du terme) est perçue comme une intrusion, un comportement déplacé. Comme si nous sortions de notre rôle, comme si tout cela ne nous regardait pas et ne nous concernait pas. Comme si nous outrepassions la place qui nous a été réservée. Cette attitude trahit non seulement un sentiment de supériorité de leur part mais elle nous adresse un message clair aux relents ségrégationnistes peu compatibles avec l’idéal républicain : vous êtes des citoyens de second rang. On vous tolère. Mais n’en faites pas trop.

Cette attitude méprisante et condescendante, on la ressent également dès qu’on essaie d’occuper un rôle de médiateur avec les bailleurs qui gèrent les logements sociaux. Malgré votre emploi du temps chargé, je ne saurai que vous conseiller de vous attarder sur le business de ces bailleurs sociaux. Vous découvrirez comment en France, certains font fortune sur la misère des autres. Si cela se passait dans un pays du tiers monde, nous serions les premiers à condamner ces pratiques écœurantes. Etrangement, ce business infect prospère dans l’impunité la plus totale. A l’instar de nombreuses institutions et administrations, ces bailleurs n’aiment pas notre médiation qui vient perturber leurs petits arrangements. Se mettre entre le fort et le faible dérange le fort qui craint de ne plus pouvoir agir à sa guise. On a l’impression parfois que toutes ces organisations préfèreraient que nous autres, jeunes gens de banlieue, rejoignions le groupe des délinquants, des « branleurs », des jeunes marginalisés, déculturés, sans civisme qui refusent la citoyenneté française. Ceux qui ne votent pas, ne s’intègrent pas, ne s’occupent de rien et n’ont que faire de la France et de son futur. Au moins on serait à notre place et nous ne viendrions pas les bousculer dans la gestion de leurs affaires courantes. Sans être cynique, on peut légitiment pensé que pour beaucoup, la situation actuelle est une aubaine : on vit reclus dans nos territoires où personne ne s’aventure, où l’on organise nos économies parallèles, licites ou illicites et où, pour finir, nous menons des vies parallèles qui ne croisent jamais les leurs. Tant qu’on ne se mêle pas de ce qui se passe au centre ville, tout va bien, pour peu que les violences ne soient pas trop visibles, pas trop contagieuses. Pour peu que cela reste entre nous. Vous m’accorderez Monsieur le Président, que cette réalité est peu conforme au triptyque républicain qui orne nos écoles et nos mairies, que nous habitions à Aulnay, à Soissons, à Bagnères-de-Bigorre ou à Saint Denis de la Réunion. Ce triptyque qui est notre chose commune, guide ma motivation chaque jour: liberté, égalité fraternité. C’est celui également qui m’autorise à vous adresser cette lettre.

Aujourd’hui, mon combat pour changer les choses, plus prosaïquement pour obtenir qu’on daigne nous recevoir, qu’on accepte des réunions où nous exprimerons nos points de vue, vient se fracasser sur le mur de l’ambition des potentats locaux. Je suis salarié à la mairie d’Aulnay et des mesures sont prises pour me licencier au nom d’un prétendu devoir de réserve que je n’aurais point respecté. Je suis un employé modeste avec des émoluments qui avoisinent les 1800 euros par mois. Je m’occupe des animations pour la jeunesse dans la ville d’Aulnay sous Bois. Je suis d’accord pour reconnaître que le devoir de réserve doit être respecté quand on est dirigeant, responsable, chef d’état-major des armées ; quand on prend des décisions et qu’on doit être solidaire de celles qui sont prises au plus haut niveau. Le devoir de réserve qu’on exige de moi s’apparente davantage au devoir de me la boucler pour service rendu : « On est déjà bien gentil de te donner un boulot alors ferme là ».Voilà ce que ce devoir de réserve signifie dans mon cas. En fait, il n’est ni plus ni moins que la manifestation d’un système de clientélisme généralisé qui gangrène les banlieues parisiennes et probablement celles de toutes les grandes villes du pays. Roberto Saviano souligne régulièrement ces dérives y compris au sein de la démocratie française. Il n’hésite pas à les comparer aux comportements pervers de la mafia italienne qu’il combat : dans les deux cas, on achète les gens avec des emplois, des privilèges et en contrepartie, on exige leur silence et leur docilité. Le devoir de réserve dans ce cas là n’est pas loin de l’omerta. Dans le cadre de mes actions, je n’ai jamais parlé de mon travail, jamais parlé en qualité d’employé de la mairie. Le contrat qui me lie à cette mairie et qui me subordonne à elle, concerne une mission très précise et qui n’a rien à voir avec les combats que je défends par ailleurs, dans ma vie, en tant que citoyen français, concerné par la vie de la nation et du sort de ses concitoyens. Le devoir de réserve n’est pas une soumission ou une condamnation au silence. Je ne suis ni adjoint, ni élu, ni solidaire de quelque décisionnaire que ce soit. Je travaille et je perçois une rétribution pour cela. Le devoir de réserve suppose un salaire à la hauteur, des avantages liés à une position qui justifient qu’on ne puisse pas les remettre en cause. Ce devoir de réserve auquel on essaie de me soumettre par la voie légale, n’est rien d’autre qu’une perversion de nos institutions et de l’esprit de notre république. C’est une dérive mafieuse.

On me reproche aussi mes écarts de langage. Pour mieux les comprendre il faut que je vous fasse un aveu. Ce texte que vous êtes en train de lire, je ne l’ai pas écrit. Je l’ai inspiré, je l’ai nourri, je l’ai lu et je l’ai validé. Mais cette langue que vous lisez n’est pas la mienne. Je ne suis pas un de ces rescapés des banlieues qui à force d’efforts, de parcours exemplaires à l’école et à la faveur d’heureux hasards, parviennent à s’extraire de leur milieu et à rejoindre la bonne société. Pour dire les choses avec plus de réalité, je n’ai pas traversé le périphérique. J’ai quitté l’école trop tôt, ai suivi une filière prédestinée qui ne m’intéressait guère et qui comme tout déterminisme m’a cloué dans la ville d’Aulnay que j’aime profondément par ailleurs. J’ai un profond respect pour ceux qui venant de nos quartiers arrivent à l’université, dans les grandes écoles, à Science Po. Je suis fier de ce qu’ils accomplissent mais je ne suis pas comme eux. Je parle comme on parle dans les halls de cités, dans les cages d’escaliers, dans ces espaces désolés où j’ai grandi. Les mots que vous lisez sont ceux d’un ami qui me fait le plaisir de mettre en forme ma fougue, mon énergie, ma rage et mon désarroi parfois. Ma langue écrite est voisine de ma langue parlée. Lorsqu’on me reproche ma langue, mes mots, mes expressions, mon accent, mon manque de culture générale, on ne fait que pointer du doigt d’où je viens, mes origines, mes parents. On pointe du doigt la classe sociale à laquelle j’appartiens et qui porte un nom : les pauvres. On stigmatise mes origines. On stigmatise peut-être aussi une école publique qui n’a pas complètement rempli son devoir. Mais peu importe, et je ne veux pas faire ici le procès de l’école. Je veux faire le procès de ceux qui reprochent mon langage, mes mots, ma syntaxe, la façon dont parlent les habitants de ces territoires abandonnés, exclus de la République. Ces nouveaux bantoustans. En moquant ma façon de parler, on reproche d’où je viens et pour finir qui je suis. Le vilain petit canard de la République. Celui qui n’a pas encore domestiqué la belle langue, les bonnes manières et pour finir sa francité. La république que vous présidez est pourtant claire à ce sujet. Nous sommes français ou nous ne le sommes pas. Il n’y a pas d’autres cas. Et lorsque nous le sommes nous le sommes égaux en droits et en devoirs. Je suis un citoyen français qui va perdre son travail pour avoir voulu s’occuper des autres, de la collectivité, du bien commun, de la chose publique. Mais peu importe, ma volonté est intacte et demeurera inébranlable. Je ne me soumettrai pas, ne me laisserai pas corrompre et je garderai dans un coin de ma tête l’exemple des héros que mes récents amis m’ont fait connaître et qui désormais guident mes pas : ils s’appellent Martin Luther King ou Nelson Mandela mais aussi Voltaire, Rousseau et Zola.

Monsieur le Président de la République, nous sommes tous deux très différents et nos vies ont emprunté des chemins bien distincts mais nous partageons en commun la France, la République et sa merveilleuse devise. Tous deux, nous y croyons dur comme fer. Et rien que pour cela, nous devrions nous rencontrer et échanger. Quand je vous dis que le combat de ma vie c’est d’organiser des rencontres et des réunions !

Je tiens à vous remercier très sincèrement pour le temps que vous aurez pris à lire ces quelques pages et je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mon profond respect.

Hadama Traoré

On vous attend le 15 janvier 2018 à 10h devant la préfecture de Seine Saint Denis (93)