Par vos élus Info’Com-CGT

Les élus du personnel de Publihebdos étaient réunis en visio (!) mercredi 15 décembre 2021 pour aborder les problèmes de santé et sécurité au travail le matin (entre membres de la commission SSCT) et d’autres problématiques plus générales l’après-midi, en CSE. Morceaux choisis et compte-rendu concocté par vos élus Info’Com CGT :

En préambule de la réunion SCCT (Santé et sécurité au travail) qui s’est tenue le matin, mais aussi en préambule du CSE l’après-midi, nous avons pris la parole pour regretter que la direction ait choisi d’organiser ces réunions en distanciel, alors que le protocole sanitaire national n’interdit pas les réunions en présentiel, si de bonnes distances peuvent être respectées entre les personnes. Pour la qualité de nos échanges et pour le dialogue social dans l’entreprise, nous déplorons cette situation qui nous a déjà pénalisés pendant un an et demi de confinement sanitaire.
 

PARTIE SSCT

1. Déménagements/aménagements de rédactions

 
Les Nouvelles de Falaise intègrent prochainement les locaux de Ouest-France à Falaise. Le déménagement aura lieu les 21 et 22 décembre. La direction nous a présenté une photo de la façade des locaux où le logo du journal de Publihebdos côtoiera bien celui de Ouest France. L’entrée sera commune aux deux rédactions. En découvrant les plans, on s’aperçoit que les visiteurs devront donc bien passer par le bureau de l’accueil de Ouest France pour se rendre dans le bureau du journaliste des Nouvelles, bureau de 16m2 qui sera bien cloisonné. Ce bureau sera partagé avec son rédacteur en chef qui est à cheval sur deux journaux.
 
Selon la direction, il n’était pas possible de faire deux entrées distinctes, et qu’aux Nouvelles de Falaise, il n’y avait déjà plus d’assistante d’accueil depuis plusieurs années. D’après elle donc, cette nouvelle formule ne sera pas pénalisante pour la rédaction. L’hôtesse d’accueil de Ouest France orientera les visiteurs vers la rédaction concernée par la demande. Nous restons toujours sceptiques quant à la confusion possible des genres et sur les informations partagées, comme les faits divers par exemple.
 
Le journaliste des Nouvelles est allé visiter son futur lieu de travail, et le directeur délégué assure qu’il était plutôt ravi car ces futures conditions de travail seront meilleures qu’actuellement.
 
A La Roche-sur-Yon, l’extension des locaux doit débuter en janvier prochain. Il est question d’ajouter un bureau supplémentaire pour l’équipe commerciale.
 
Par ailleurs, une réflexion est en cours pour accueillir un journaliste du Maine Libre dans les locaux de Sablé-sur-Sarthe.
 
A la demande des élus, la direction a présenté un retour d’expérience de la rédaction du Penthièvre qui a intégré les locaux de Ouest France à Lamballe. Selon elle, il n’y a pas de problématiques de contenu, de sources ou de scoops.
« Les journalistes ont été interrogés et il n’y a pas de retours négatifs »
affirme la direction.

2. Raccourcis sur Melody

Le nouveau système éditorial qui est en train de remplacer progressivement la V3 dans les rédactions ne dispose pas autant de raccourcis clavier, entraînant de fait plus de risques de TMS (Troubles musculo–squelettiques) pour les utilisateurs. Des tapis de souris avec repose-poignet peuvent être commandés à la demande.
Par ailleurs, pour le travail en mobilité et suite à notre demande en CSE au mois d’octobre, la direction va désormais équiper d’une souris chaque nouvel ordinateur portable livré. Ceux qui n’en ont pas eu sont invités à en faire la demande à leur éditeur ou sur le portail support Help Me

3. Point matériel

Dans un objectif de renouveler son parc informatique, le groupe a commandé 500 PC portables, dont 350 pour Publihebdos. L’ensemble des journalistes sont équipés d’un ordinateur portable aujourd’hui. Pour les « nouveaux » qui arrivent, une demande doit être faite par le RC ou l’éditeur.
 
Selon la direction, 10% de ces ordinateurs n’ont pas été allumés ou activés. Elle a demandé aux éditeurs de récupérer ce matériel non utilisé auprès des salariés. Ils seraient une quarantaine au total à ne pas se servir de l’outil. « Cela pose un problème pour la mise à jour des applications » justifie la direction.
En temps de télétravail sanitaire imposé, nous sommes surpris de cette démarche, car nous savons que des journalistes continuent d’utiliser le PC fixe à la rédaction pour des questions de confort de travail. Le portable reste utile pour le télétravail et le travail en mobilité. La direction répond que le principe du double équipement n’est pas voué à perdurer. A terme, les PC portables sont destinés à remplacer les PC de bureau dans les rédactions.
 
A noter aussi qu’un ordinateur peut être utilisé par d’autres salariés, au même titre que les véhicules de service. L’autre salarié doit juste utiliser ses propres codes de session pour travailler sur le portable.
Enfin, pour les commandes de disques durs externes ou de clés USB, la direction répond que les demandes doivent passer par HelpMe ou transiter par les éditeurs.
 
Enfin, des commandes de fauteuils de bureau sont possibles via Fiducial, avec ou sans accoudoir. La livraison est assurée en 72h ! Pour des fauteuils spécifiques destinées à des personne souffrant par exemple de maux de dos, le fournisseur peut envoyer plusieurs modèles sur le lieu de travail afin de les faire tester aux salariés concernés.

4. Organisation du travail dans les Actu du Sud-Est

Depuis le lancement des nouvelles verticales Actu dans le Sud-Est de la France, nous avons alerté la direction sur les  mauvaises conditions de travail et les cas de souffrances en juin dernier. Nous suivons ce dossier de près et avons demandé pour cette commission SSCT un point d’évolution côté direction. Un rédacteur en chef a été recruté : il prendra ses fonctions le 1er février prochain, et sera basé à Lyon. La journaliste de Marseille a été titularisée, et il est prévu de créer un CDI également à Nice, deux villes où le doublement de postes est toujours d’actualité. Deux postes en CDI, sur 5 annoncés au CSE d’octobre dernier ? Pour nous le compte n’y est pas. Il est vrai que certains ont refusé des CDI, et pour cause, les conditions de travail ne sont pas encore satisfaisantes à Actu. La direction reconnaît :
« notre prochain objectif est qu’on leur donne cette envie de rester ».
 
Si Grenoble devait être doublé aussi à l’origine, la direction vient de faire marche-arrière mais explique aujourd’hui de ne pas s’interdire de créer un deuxième poste à Grenoble plutôt au premier semestre 2022. Idem pour Saint-Etienne, en fonction de l’habilitation AJL.
Côté conditions de travail, « on a encore du travail, on ne le nie pas » reconnaît la direction qui se contredit toutefois en annonçant un doublement des effectifs dans les verticales sans préciser la suppression des deux postes de deskers dans le Sud-Est au 31 décembre prochain, par ailleurs source d’inquiétudes pour les journalistes des verticales, les deskers étant pour eux une béquille indispensable. Mais pour la direction,
« on a fait le constat que leurs postes n’étaient pas vertueux en terme de fréquentation ».
Encore une fois, on raisonne en terme d’audiences et on se soucie guère de la santé des travailleurs. Cette réponse ne résoud pas la problématique qui va se poser pour gérer le flux d’actualité du soir et de tôt le matin, ni même la question de production d’articles le week-end ou en l’absence de verticaliers en  RTT. Mais pour la direction,  « c’est le rédacteur en chef qui arrive qui va réfléchir à la construction de l’organisation avec les équipes. C’est son rôle ». On lui souhaite bonne chance ^^. En attendant, entre le 31 décembre et le 1er février, nous recommandons aux journalistes verticaliers de redoubler de vigilance pour ne pas avoir à subir des amplitudes horaires plus importantes.
 

PARTIE CSE

5. PV du dernier CSE

Nous devions approuver en début de séance le procès verbal du dernier CSE de novembre 2021, mais la direction nous ayant envoyé le document corrigé la veille au soir seulement, nous n’avons eu le temps de l’étudier. Nous avons donc demandé à ne pas participer à ce vote. Une autre organisation syndicale s’est aussi abstenue pour les mêmes raisons : la direction a décidé de reporter le vote au mois prochain. Les salariés recevront donc le PV de novembre avec un mois de retard sur la date initialement prévue.

6. Plan de formation

La direction a présenté le plan de formation 2022, qui a recueilli les abstenions des 5 élus Info’Com présents, ainsi que les absentions d’un autre syndicat. Nous nous désolons que seulement 127 personnes aient suivi une formation en 2020 sur les plus de 500 que compte l’effectif de l’UES de Publihebdos. Certes, il y a eu des confinements, mais visiblement 2021 s’annonce tout aussi faiblard. Les « capsules web » de 2h qui seront dispensées à tous les journalistes en 2022 pour apprendre à mieux référencer leurs papiers ou à faire des bons titres sur le web,  sont considérés comme de la formation, alors même que cette nouvelle formule prévoit que les salariés envoient leurs questions en amont, que la formatrice y réponde et qu’il y ait un temps d’échange, avec remise d’un support aux stagiaires. Pour nous, il s’agit plus de l’information que de la formation, et nous déplorons que cela soit présenté comme un stage de formation. La direction répond qu’il s’agit bien d’ « apprenants » avec une méthode « au plus près des problématiques des rédactions », et que ce sont des « modules courts qui sont mieux que des formations qu’on qualifie parfois de hors-sol ». 
 
Par ailleurs, les employés dans les ateliers et à l’imprimerie sont encore les grands oubliés de la formation. Si tous les salariés des rédactions ont été sondés en cette fin d’année pour connaître leurs souhaits et leurs besoins en formation pour 2022 (et on espère vivement que cela a été le cas !), il n’en est rien pour les employés PAO. Nous avons répété en CSE :
« il ne faut pas d’un côté regretter que les salariés se mobilisent peu pour la formation et d’un autre côté faire en sorte que l’information sur les formations n’arrivent pas jusqu’à eux ».

7. Covid 19 en entreprise

La direction est revenue sur le protocole sanitaire en entreprise et notamment la mise en place du télétravail sanitaire, qui a mis fin à l’expérimentation du télétravail le 10 décembre 2021, au lieu du 31 décembre 2021. Nous avons fait remarquer à la direction que l’arrêt de prise en charge forfaitaire (pour rappel, 2,50 euros par jour de télétravail) par l’entreprise n’avait pas été bien perçu par les salariés. En effet, nous avons eu plusieurs retours en ce sens, et pour cause. Nous pensons en effet que c’est un geste bien peu fairplay et que la somme prévue pour cette expérimentation avait sans doute bien été budgétée. C’est Noël !

8. Prime inflation

La prime inflation de 100 euros annoncée par le gouvernement est en train de se mettre en place, et sera versée directement par l’employeur. La direction n’est pas en mesure de donner encore le nombre de salariés dans l’entreprise qui pourront en bénéficier. Qui pourra la toucher sur la paye de décembre (soit la semaine prochaine) ? Réponse : Les salariés en CDI ou en CDD qui étaient dans l’entreprise au 1er janvier 2021 (qui étaient encore dans l’entreprise le 31 octobre 2021), et qui ont perçu un salaire brut de 26 000 euros maximum pendant cette période précise, y compris l’avance du 13e mois.
 
Pour les autres cas, et notamment ceux arrivés dans l’entreprise en cours d’année, ou ceux qui ont quitté l’entreprise après le 31 octobre 2021, le paiement de la prime interviendra sur les payes de janvier ou de février 2022. La direction doit en effet étudier les situations de ces cas.

9. Bulletins de paye sur Digiposte

Sur les nouveaux contrats de travail à Publihebdos, les salariés sont informés que leurs bulletins de paye se trouve sur un coffre numérique dit « sécurisé » : Digiposte. Ils ont néanmoins la possibilité d’y renoncer et demander à recevoir leurs bulletins de paye papier par courrier en envoyant un mail au service paye de Publihebdos. Pour ceux qui ne souhaiteraient plus de ce service Digiposte, il est possible de le clôturer soi-même et le service paye pourra reprendre la main sur l’envoi des bulletins de paye par courrier postal. Il n’est pas possible d’avoir l’accès numérique ET l’envoi par courrier. C’est fromage OU dessert ^^

10. Journalistes editing

Actu compte désormais trois journalistes éditing, appelés « Jedi ». Après l’Ile de France/Nord, puis la Bretagne/Pays de Loire/Aquitaine, le poste pour la Normandie est enfin pourvu. La personne doit prendre ses nouvelles fonctions en début d’année prochaine.

11. Veille web les jours fériés

La direction explique qu’il n’y a pas de règles spécifiques pour la veille sur le web les jours féries.
« C’est en fonction des journalistes qui sont présents ces jours-là, qui sont de permanence. Il n’y a pas de différenciation entre le print et le web ».