Notre camarade et ami, Michel Brunot, est décédé

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Notre camarade et ami, Michel Brunot, est décédé le lundi 25 juillet 2016, après s’être longuement battu contre la maladie.

Agé de 62 ans, retraité, il avait fait carrière comme typographe, entre autres à la Sirlo-Figaro, avait pris plusieurs mandats syndicaux, dont celui de secrétaire à la Chambre syndicale typographique parisienne (CSTP), où il avait en charge la formation professionnelle et le bureau de placement.

Il avait également participé activement à la transformation du syndicat avec la création d’Info’Com-CGT, en 2006.

HOMMAGE DU SYNDICAT LORS DE LA CÉRÉMONIE

La droiture n’est pas une posture, elle est l’œuvre d’une vie balisée par des valeurs tenaces que l’on tente d’appliquer au quotidien.

L’intelligence, si elle est innée, se trouve magnifiée lorsqu’elle se met au service d’un collectif et d’un idéal. La solidarité n’est pas innée, elle se construit à partir de convictions, d’engagements et de travail.

Droiture, intelligence, conscience politique et intégrité résument parfaitement bien ce qu’était Michel. Cette autorité naturelle qui était la sienne, n’était pas le fruit du hasard !

CAP de typographe en poche Michel débute sa carrière dans le Labeur. Lors d’un conflit sur les salaires il prend son premier mandat syndical.  Il est licencié avec deux de ses camarades nouveaux délégués. A l’issue d’une mobilisation et d’une procédure juridique soutenue par la Chambre syndicale typographique parisienne (CSTP) ses deux camarades seront réintégrés, pas lui.

Suiveur en presse, il tourne dans plusieurs entreprises plus particulièrement à Typo-Elysées et à Paris-Turf. Il est titularisé à la Sirlo/Figaro.

Ses qualités d’organisateur et son engagement syndical le conduisent à assumer le mandat délégué au CE puis de représentant syndical auprès du comité d’entreprise. Il est par ailleurs à cette époque intégré dans l’équipe des formateurs syndicaux de la CSTP.

Au début des années 90 la lutte contre le plan Vilain Carignon et les grands plans de licenciement dans le groupe Hersant place Michel en première ligne des actions et des négociations. Il entre au comité syndical de la CSTP et fait partie d’une nouvelle génération de délégués qui émergent lors de ce conflit.

En 1995, il rejoint le secrétariat de la Chambre typo. Dans un premier temps chargé de la formation professionnelle, il prend ensuite en charge le bureau de placement. C’est l’époque des grandes restructurations ou en guise de contrôle de l’embauche nous avons plutôt eu à gérer les pertes de postes de travail tant en presse que dans le Labeur. Malgré ce contexte difficile et ô combien paradoxal pour des syndicalistes c’est avec sérieux, dignité et justice qu’il réorganisa le bureau de placement, mis en œuvre de nouvelles formations et permis au syndicat de maintenir son activité de bureau de placement syndical. A cette époque il est membre du Conseil d’administration de l’IPSN et administrateur de Médiafor dont il en deviendra Président.

Au départ de Joël, il est chargé de la gestion du patrimoine du syndicat et de la réorganisation des Cours privés de la Chambre syndicale typographique. Il met en œuvre les réformes nécessaires et remet en course Graphisme et Communication dont l’activité avait tendance à s’essouffler.

Sans oublier, bien évidemment, son caractère de cochon avec les cons. Les voir te fuir dans les escaliers de Blanqui était à chaque fois pour tes amis un vrai bain de jouvence. De fait, les cons ne pouvaient connaître ton humour et ton humanisme, puisque d’évidence et parce que tu le disais, ils étaient cons.

Ce bref rappel des importantes responsabilités que Michel a occupé montre à quel point il a été un militant dévoué de la CGT et un grand dirigeant de la Chambre typo. Il a activement participé au renouveau du syndicat et à l’avènement d’Info’Com-CGT. Nous aimions et admirions Michel et nous lui devons beaucoup. Il laissera le souvenir ineffaçable de ce qu’il incarnait et transmettait, au syndicat comme dans la vie, avec une si forte dignité.

C’est au moment ou avec Maité, l’amour de sa vie, ils pouvaient se projeter vers une retraite bien méritée partagée entre Yerres et l’Andalousie, que la maladie est venue tout saccager. Michel s’est battu jusqu’au bout contre cette injustice. Ils se sont battus tous les deux jusqu’au bout, ceux qui connaissent Maité et son tempérament savent qu’elle a été dans ses moments dramatiques un soutien essentiel pour Michel. Pour ton courage Maité nous voulons aujourd’hui te rendre hommage.

Nous t’exprimons toute notre solidarité et tout le soutien dont vous aurez besoin. A toi Maité. A Guillaume, le fils, dont Michel était si fier. A tes filles Stéphanie et Maité. A sa sœur Danièle et à sa mère.

Il nous sera à tous très difficile de faire notre deuil. Mais il nous faut vivre, continuer à construire notre avenir.

Mon Mimi tu ne laisseras pas un souvenir fugace pour ta famille, tes proches, tes amis ou tes camarades. Tu as toujours eu une place privilégiée dans nos cœurs. Toi le grand cœur, tu es parti en voyage et en ce moment nous avons le cœur gros.

Aujourd’hui tu voyages probablement dans les nuages d’Espagne, ton pays d’adoption. Mais tu voyages surtout dans nos pensées. Elles vont être nombreuses ces pensées, à penser à notre penseur Mimi. Cela nous sera de grand secours dans nombre d’occasions au moment fatidique de la décision : « Tu penses que Mimi aurait trouvé cela juste ! ».

C’est le privilège des hommes d’exception de demeurer une référence. Dans le grand livre de la Chambre syndicale typographique parisienne et d’Info’Com-CGT, Mimi tu occupes depuis longtemps une place prépondérante. Ton action en tant que dirigeant du syndicat fût précieuse : préserver l’histoire, consolider le patrimoine, penser avec ton frangin Marco et l’ami Alain un projet révolutionnaire pour faire de ce vieux syndicat un outil novateur et efficace pour les futures générations.

Pour tout cela, et tant d’autres choses encore.

Pour la belle personne que tu étais.

Merci Michel !

MESSAGES DE SOUTIEN

Le Collectif Info’Com-CGT de la SACIJO :
« Bonjour,
Nous avons la triste nouvelle de vous annoncer le décès de notre ancien secrétaire Michel Brunot à l’âge de 62 ans, des suites d’une longue maladie.
Nous vous donnerons les informations concernant l’enterrement le plus rapidement possible. »

Bruno Lantéri (délégué syndical au Monde) :
« Bonjour,
Je suis porteur d’une bien triste nouvelle. Michel Brunot est mort, lundi 25 juillet, après s’être battu contre une longue saloperie de maladie.
Agé de 62 ans, retraité, il avait fait carrière comme typographe, entre autre à la Sirlo-Figaro, avait pris plusieurs mandats syndicaux, dont celui de secrétaire à la Chambre syndicale typographique parisienne, où il avait en charge la formation professionnelle et le bureau de placement. Il avait également participé activement à la transformation du syndicat avec la création d’Info’Com-CGT, en 2006.
Beaucoup d’entre-nous se souviendrons du jour où il ont été reçu la première fois par Michel, dans son bureau boulevard Blanqui, pour espérer avoir du travail, dans le labeur ou dans la presse, parfois après de longs mois de chômage, ou bien pour régler une demande de formation n’aboutissant pas chez Médiafor.
Reste la mémoire d’un homme sérieux, rigoureux, et d’une grande humanité ; d’un ami, en ce qui me concerne, pour avoir partagé quelques années au comité syndical et lors de moments plus festifs.
Une pensée affectueuse et toutes mes condoléances à ses proches.
Salut et Fraternité »

Yvon Huet (retraité) :
« Chers camarades,
Je ne serai malheureusement pas à Paris pour assister à la cérémonie en hommage à notre camarade Michel Brunot. Je tiens à transmettre toutes mes condoléances à son épouse, à toute sa famille, à tous ses proches, à tous ses nombreux camarades et amis.
Pour avoir connu Michel tant dans les moments de transformation de notre syndicat que dans les combats solidaires que nous avons menés ensemble quand nous étions actifs, j’ai pu apprécier sa rigueur, son franc parler, son entêtement à faire avancer les choses pour offrir aux nouvelles générations un outil syndical adaptés aux défis de notre temps. Info’Com-CGT et la Filpac-CGT lui doivent beaucoup. Son honnêteté intellectuelle et sa détermination de syndicalistes progressiste restera, je n’en doute pas, dans notre mémoire.
La maladie l’a malheureusement emporté. Je vous assure, en ce moment de douleur, de l’assurance, de ma solidarité et de mon soutien fraternel.
Affectueusement »

Gérard Biraud (délégué syndical à l’UES Les Echos) :
« Je serai en vacances mais suis de tout cœur avec vous pour honorer notre camarade Michel. »

Martine Verwicht (Ogilvy Paris) :
« Toutes mes condoléances à sa famille. 62 ans est bien jeune pour mourir ! Quelle tristesse ! »

Lionel Betous (retraité) :
« C’est avec tristesse que je viens d’apprendre le décès du camarade Michel je garderais de lui sa gentillesse et son courage. Je ne pourrais être présent mais je serais avec vous par la pensée.
Fraternellement »

Bruno Chigot (secrétaire du CE de la Sacijo) :
« Mes camarades,
Je ne pourrais malheureusement pas me joindre à vous pour rendre un dernier hommage à Michel.
Je tenais à assurer à la famille info com de toute ma sympathie et présenter mes condoléances à la famille de Michel.
Un camarade parti une nouvelle fois bien trop jeune dans notre profession.
Fraternellement »